Contrat d'assurance vie
C'est à la fois un outil d'épargne et de transmission du capital.
Objectifs d’un contrat d'assurance vie
Un contrat d’assurance vie permet de se constituer ou de faire fructifier un capital.
Chaque contribuable peut ouvrir un ou plusieurs contrats et y effectuer des versements, réguliers ou non, sans limite de montant. A tout moment, il peut récupérer son épargne via un retrait partiel ou total ou en demandant une avance. Le capital peut également être transformé en rente viagère.
Comment fonctionne un contrat d'assurance vie
L’assureur s’engage envers le souscripteur du contrat, en échange d’une cotisation, à verser au terme du contrat, des prestations sous forme de capital ou de rente.
En cas de vie, la prestation est versée à l’assuré lui-même ; en cas de décès,elle est versée à un bénéficiaire déterminé.
Le bénéficiaire
L’acceptation n’est soumise à aucune règle de forme particulière. Cependant, quand le bénéficiaire a accepté le bénéfice du contrat, il devient alors impossible au souscripteur de modifier la clause bénéficiaire.
Quand le bénéficiaire désigné est le conjoint :
- Au décès du conjoint assuré, il y a dénouement du contrat. Les capitaux versés au conjoint bénéficient de la fiscalité de l’assurance vie.
- Au décès du conjoint bénéficiaire, le contrat reste en vigueur, il n’y a pas de versement de capital
- En cas de divorce (si le bénéficiaire est nommément désigné) : la valeur de rachat du contrat, au jour de la dissolution de la communauté, est réintégrée dans l’actif commun.
Les différents contrats d'assurance vie
Les primes et les garanties sont exprimées en euros ou en unités de compte mobilières (actions, parts d’OPCVM…) ou immobilières (parts de SCPI, de SCI…).
Les contrats en euros bénéficient d’un effet de cliquet : les primes investies et les intérêts capitalisés sont définitivement acquis quelles que soient les évolutions des marchés financiers.
Dans un contrat en unité de compte, seul le nombre d’unité de compte est garanti, pas leur valeur.
A savoir
Un contrat n’est pas figé, la répartition de l’épargne est modifiable à tout moment.
La fiscalité d’un contrat d'assurance vie
Un contrat d’assurance vie n’a pas de durée minimum mais il est fiscalement intéressant de le conserver 8 ans.
La loi TEPA du 22/08/07, dite paquet fiscal Sarkozy, vient renforcer les avantages de l’assurance vie. Des clauses bénéficiaires spécifiques permettent d’accentuer les avantages fiscaux au profit des bénéficiaires désignés et d’éviter les droits de succession au profit du conjoint survivant.
Imposition sur les plus-values
Contrats souscrits depuis le 26/09/1997
Rachat total ou partiel |
Taux des prélèvements forfaitaires libératoires |
Prélèvements sociaux |
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Avant 4 ans |
35 % ou réintégration de la plus- value |
11 % |
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De 4 à 8 ans |
15 % ou réintégration de la plus- value |
11 % |
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Après 8 ans |
0 % jusqu’à 4 600 € de plus-values pour |
11 % |
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Imposition sur les capitaux (en cas de décès)
Sur les contrats souscrits depuis le 13/10/1998
Versements effectués avant 70 ans |
Prélèvement de 20 % sur les capitaux décès |
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Versements effectués à partir de 70 ans |
Primes versées : exonération des droits dans la limite de 30 500 € (tous bénéficiaires confondus). Au-delà de cet abattement, réintégration dans la masse successorale. |
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il n’y a aucun droit de succession sur le capital versé (loi Tepa 2007)